Tunisie : dix ans après, une instabilité politique et des crises à répétition

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Dix ans après la révolution tunisienne, la vie politique du pays est rythmée par de multiples crises : treize gouvernements se sont succédés depuis 2011. Et cette instabilité a lieu jusque dans l'hémicycle du Parlement.

Comme un vent de crise dans les couloirs du Parlement tunisien. La députée du parti Courant démocrate (centre-gauche) Samia Abbou mène depuis dimanche une grève de la faim pour protester contre des violences entre députés le 7 décembre dernier.

"C'est comme s'il y avait une banalisation de la violence", déplore-t-elle, estimant que les responsables sont des députés de la coalition Al Karama (conservateurs) et que leurs actes sont restés impunis.

La principale centrale syndicale de Tunisie, l'UGTT, a manifesté avec des politiques et des membres de la société civile pour dénoncer ces violences. Elle appelle aujourd'hui au dialogue, comme elle l'avait fait en 2013 – ce qui lui avait valu ensuite d'être récompensée avec d'autres acteurs de la société tunisienne par le prix Nobel de la paix.

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"L'UGTT se trouve une fois de plus confrontée à la nécessité de lancer un dialogue national pour faire face à cette situation et rechercher des solutions pour entamer des réformes nécessaires", explique au micro de France 24 son secrétaire général adjoint, Samir Cheffai.

Mais dans le régime semi-parlementaire qu'a choisi la Tunisie il y a dix ans, cette instabilité a des répercussions sur la gestion du pays, où treize gouvernements se sont succédés depuis 2011.