Tunisie : un chanteur menacé de mort pour avoir chanté la paix avec un Israélien

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L’ambiance n’est pas vraiment à la normalisation avec Israël en Tunisie. Le jeune chanteur Noamane Chaari, qui a réalisé un clip pacifiste avec un artiste israélien d’origine irakienne, Ziv Yehezkel, vient d’en faire les frais. Depuis que la vidéo de leur duo a été diffusée, une avalanche de messages haineux et de menaces de morts s’est déversée sur les réseaux sociaux. Mais pas seulement. Le syndicat de la profession musicale, affilié à l’Union générale des travailleurs tunisiens, la célèbre UGTT qui a reçu le Nobel de la paix en 2015, a condamné cette « provocation contre le peuple tunisien et l’ensemble du peuple arabe ». Le communiqué du syndicat exprime, histoire d’enfoncer le clou et la cible, son « engagement éternel à criminaliser la normalisation avec l’entité sioniste ». Des mots d’un autre âge et une haine réactivée par l’atmosphère qui règne depuis l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saied.Etrange cocktail de nostalgie du nationalisme arabe et de populisme islamo-compatible, Kaïs Saied a été très bien élu en 2019, notamment par les voix de la jeunesse, en basant sa campagne sur la lutte contre la corruption. Depuis, tout s’est dégradé. Le locataire du palais de Carthage s’est mis aux ordres d’Erdogan et fait les yeux doux au Qatar. La situation économique étant catastrophique, il faut détourner l’attention de l’opinion en revenant aux vieilles obsessions. La haine d’Israël en fait partie, bien que cette affaire ne marche plus au Moyen-Orient comme le prouvent...Lire la suite sur Marianne"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République"Liberté-Egalité-Fraternité-Laïcité, voilà le combat !" : rendez-vous le 20 septembre place de la République20 septembre 1792, bataille de Valmy : naissance de la souveraineté du peuple, de la nation, ou des deux ?Avec Kaïs Saïed, la Tunisie a-t-elle un président ou un imam à la tête de l’État ?