Tunisie : des candidats de l'opposition à la présidentielle pourraient être écartés

franceinfo avec AFP
Le Parlement tunisien a adopté des amendements controversés du code électoral qui pourraient écarter des candidats à la présidentielle et aux législatives prévues fin 2019.

Des amendements controversés au code électoral tunisien, qui pourraient empêcher plusieurs candidats de poids de se présenter à la présidentielle ont été adoptés le 18 juin, à cinq mois du scrutin, déclenchant d'importants remous politiques. Le gouvernement s'est efforcé ces dernières semaines de rallier les députés à ces textes, qui posent de nouvelles conditions aux candidats, dont le fait de ne pas avoir distribué d'aide à des citoyens.

Cela pourrait notamment empêcher une candidature du magnat des médias Nabil Karoui et de la mécène Olfa Terras-Rambourg, alors que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est en train de se positionner pour les scrutins législatifs et présidentiel, fin 2019.

Nabil Karoui, magnat de la presse

On ouvre la porte à un précédent très grave. Plutôt que d'assumer leur bilan et se battre sur l'arène politique, des partis légifèrent l'année des élections pour éliminer des adversaires

Nessrine Jelalia, de l'observatoire de la vie parlementaire Al Bawsala

à l'AFP

Un des amendements exige que les candidats aient respecté individuellement, durant les 12 mois précédant le scrutin, les mêmes obligations que les partis : pas de fonds étrangers, ni de dons de sociétés, pas de distribution d'aide, ni de publicité politique. Dans une précédente version du texte ayant circulé avant le vote, était même écarté de la course tout candidat "dirigeant une association ou un média".

L'amendement a été (...)

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