En Tunisie, un blogueur est condamné à deux ans de prison ferme pour "calomnie publique"

franceinfo Afrique
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L’organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé la Tunisie à "abroger les lois restreignant la liberté d'expression" après la condamnation à deux ans de prison ferme d'un blogueur. Wajdi Mahouechi avait reproché avec véhémence à un magistrat de ne pas enquêter sur un imam ayant justifié le terrorisme.

Que s’est-il passé ?

Wajdi Mahouechi, 31 ans, exprime régulièrement ses opinions sur Facebook. Le 1er novembre 2020, il réagit à une vidéo mise en ligne par un imam (religieux musulman). Dans cette publication, supprimée depuis, ce dernier justifie le meurtre de personnes insultant ou caricaturant le prophète Mohammed. Une référence à la décapitation en France de l’enseignant Samuel Paty. Wajdi Mahouechi se dit choqué, il interpelle la justice d'une manière véhémente, déplore son manque de réaction et qualifie même le procureur de "lâche".

Le lendemain, c’est le blogueur qui est arrêté. Il est interrogé par les services de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, selon Human Rights.

De Facebook à la prison

Le blogueur est aujourd’hui dans une prison de Tunis. Il a été condamné par la justice à deux ans de prison ferme pour "calomnie publique" et "outrage à un fonctionnaire" conformément au code pénal de 2001. L'imam a également été poursuivi pour ses propos, selon le porte-parole du (...)

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