Tunisie : 41 peines de mort pour les auteurs d’un attentat contre l’armée

Le Parisien avec AFP
Trois jours de deuil national avaient été instaurés après l’assassinat des quinze militaires

L’attaque s’était produite en juillet 2014 et avait causé la mort de 15 membres de l’armée tunisienne.


Quarante et un djihadistes ont été condamnés à la peine de mort en Tunisie pour leur participation à une attaque qui avait fait 15 morts parmi les forces de sécurité en juillet 2014 à la frontière avec l’Algérie.


Les 41 hommes, dont seulement deux sont en détention, les 39 autres étant en fuite, ont été condamnés vendredi par le tribunal de première instance de Tunis, a indiqué le porte-parole du pôle antiterroriste du parquet, Sofiene Sliti.


Ils étaient affiliés au groupe djihadiste Etat islamique, a-t-il ajouté. La peine capitale fait l’objet d’un moratoire depuis 1991 en Tunisie : de telles peines continuent à être prononcées mais pas exécutées.


L’attaque la plus meurtrière pour l’armée tunisienne


Le 16 juillet 2014, quinze militaires avaient été tués dans un assaut « terroriste » sur le mont Chaambi, dans une zone de la région de Kasserine (centre ouest) qui reste un repaire pour les combattants extrémistes.


Le ministère de la Défense avait alors indiqué que 40 à 60 « terroristes » armés de mitrailleuses et de lance-roquettes avaient ouvert le feu à l’heure de la rupture du jeûne du ramadan, sur des soldats dans la région de Henchir El-Talla.


Cinq soldats avaient été tués par balles, neuf autres dans l’incendie de leur tente après les tirs, et un quinzième était décédé plus tard. Un deuil national de trois jours avait été proclamé suite à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire de l’armée tunisienne.

La Tunisie fréquemment frappée par le terrorisme


Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.


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Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, des groupes djihadistes subsistent notamment à la frontière (...)

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