La Tunisie écrasée par le poids de ses dettes

Laurent Ribadeau Dumas
Le montant de la dette tunisienne, tant publique que privée, atteint des proportions importantes. Pour ne pas dire inquiétantes. Depuis 2011, le pays a dû emprunter pour assurer ses fins de mois. Alors que dans le même temps, la population s’appauvrit et vit de plus en plus à crédit. Quelques clefs pour tenter de comprendre une situation explosive.

La dette est une question sensible en Tunisie "car elle fut en partie à l’origine de la colonisation" en 1881, rappelait récemment franceinfo Afrique. Elle l’est plus que jamais aujourd’hui. En 2019, elle pourrait atteindre des niveaux record, aux alentours de 3 milliards d’euros. Le taux d’endettement tourne autour de 70%, en augmentation d’environ 230% depuis le renversement de la dictature en janvier 2011, selon le site marocain Le360. Période qui a entraîné une grave crise économique dont la Tunisie ne s’est toujours pas remise.

Dans ce contexte, "depuis 2011, l’Etat a eu systématiquement recours à des emprunts, en grande partie pour assurer son fonctionnement", observe Jeune Afrique. Il utilise notamment les services du Fonds monétaire international. Lequel a salué, en avril 2019, "les efforts des autorités pour stimuler la croissance en réduisant l’inflation et stabilisant l’endettement public".

Mais les félicitations du FMI ne doivent pas cacher les gros problèmes que pose cet endettement, alourdi par le déficit budgétaire (environ 3,2 milliards de dinars, soit 950 millions d’euros, fin 2018). A noter que dans le budget 2019, 16,5 milliards de dinars devraient être consacrés aux salaires des fonctionnaires pour un (...)

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