Le tueur de Sarah Halimi ne sera jamais jugé : "Nous assistons à un déni de justice"

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Quatre ans après le meurtre de Sarah Halimi, retraitée et juive, à Paris, la Cour de cassation a tranché : son tueur ne sera pas jugé, car considéré comme " irresponsable pénalement ". Muriel Ouaknine-Melki, avocate du frère de la victime, dénonce un " déni de justice " et une instruction qui laisse de multiples questions sans réponse.

Le 4 avril 2017, Kobili Traoré, délinquant multirécidiviste, s'introduisait au domicile d’une voisine, Sarah Halimi, dans le quartier de Belleville à Paris, en pleine nuit lors d’une " bouffée délirante " après avoir consommé du cannabis. Comme il le reconnaîtra devant les enquêteurs, il s'acharnera alors à coups de poing, aux cris de " Allahu Akbar ", sur cette ancienne directrice de crèche, avant de la jeter par-dessus le balcon.Pendant l'instruction, plusieurs controverses ont éclaté, en particulier sur la question des expertises psychiatriques. Différents praticiens se sont penchés sur le cas de ce jeune homme accro au cannabis depuis plusieurs années. Le premier, Daniel Zagury, une référence dans ce domaine, avait conclu à une simple altération du discernement, et non une abolition, rendant donc possible un procès. Selon lui, dès lors que Kobili Traoré consommait des stupéfiants, il s’exposait sciemment à d’éventuelles conséquences.Mais les experts suivants s’étaient prononcés en faveur d’une abolition totale du discernement au motif que le jeune homme ne pouvait anticiper cette bouffée délirante. Après une troisième expertise,...

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