Tuerie raciste, suprémaciste blanc, bilan: ce que l'on sait de la fusillade à Buffalo, aux États-Unis

Des policiers mobilisés à proximité du supermarché
Des policiers mobilisés à proximité du supermarché

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Samedi, un jeune Américain blanc de 18 ans a ouvert le feu sur les clients et employés d'un supermarché de Buffalo, dans l'État de New York, aux États-Unis, faisant au moins dix morts et trois blessés, dont une majorité d'Afro-Américains. Le tireur a été arrêté par les forces de l'ordre.

• Tuerie dans un supermarché, le tireur arrêté

L'attaque a été lancée samedi aux environs de 14h30 heure locale (20h30 heure française) sur le parking d'un supermarché de la chaîne Tops à Buffalo, ville du nord de l'État de New-York. Le tireur, un jeune homme de 18 ans, ouvre le feu sur quatre personnes. Trois d'entre elles sont mortes, l'une d'entre elle est blessée.

L'adolescent pénètre ensuite dans le magasin, très fréquenté un samedi après-midi, et continue de tirer. Un membre du service de sécurité, également policier à la retraite, intervient et vise le jeune tireur. Ce dernier est touché, mais sans conséquence, étant protégé par un gilet-par-balle. Il réplique et abat l'ex membre des forces de l'ordre.

Le tueur poursuit ensuite son massacre, visant clients et employés de la boutique et tue six autres personnes. Une jeune directrice exécutive du supermarché, Shonnel Harris, présente sur les lieux au moment des faits, raconte à Buffalo News avoir entendu au moins 70 coups de feu. Elle a réussi à échapper aux tirs en fuyant par la porte arrière du magasin.

Le tireur est finalement arrêté par la police arrivée sur place. Il avait menacé de se suicider, en retournant son arme contre lui avant d'y renoncer.

• Un jeune homme blanc de 18 ans derrière l'assaut

Si certaines zones d'ombre subsistent, plusieurs informations sur le tireur présumé ont filtré. Son identifié confirmée est Payton S. Gendron, il s'agit d'un jeune homme blanc de seulement 18 ans, selon le New York Times.

Venant de Conklin, petite ville du sud rural de l'Etat de New York, il a parcouru plus de 300 kilomètres en voiture pour réaliser son massacre.

Au moment de l'assaut, visiblement très préparé, il était équipé d'une "arme d'assaut", d'un gilet pare-balle, d'une tenue de type militaire, d'un casque et d'une caméra pour diffuser son crime sur internet. Aux mains de la police, il a été incarcéré et risque la peine de mort, selon le représentant local du parquet du ministère américain de la Justice.

• L'assaut diffusé en direct sur la plateforme Twitch

Particularité de la tuerie, l'assaillant était équipé d'une caméra au moment des faits et a retransmis l'assaut en direct sur la plateforme particulièrement populaire chez les amateurs de jeux vidéo Twitch.

Le réseau social américain, qui appartient au groupe Amazon, a rapidement réagi, assurant que le contenu a été supprimé "deux minutes" après le début de sa diffusion, le compte de l'assaillant a été "suspendu définitivement" et "tous les comptes susceptibles de rediffuser ce contenu sont sous surveillance". Des images du massacre continuaient cependant de circuler sur les réseaux sociaux ce dimanche.

La plateforme a également condamné fermement les faits. Elle s'est dite "dévastée" et a promis une "tolérance zéro contre toute forme de violences".

• Une enquête ouverte pour "crime motivé par la haine et raciste"

Parmi les victimes de la tuerie, onze étaient noires et deux étaient blanches. Pour les forces de l'ordre, le caractère raciste de ce crime ne fait pas de doute.

"Nous enquêtons sur cet incident comme étant à la fois un crime motivé par la haine et une affaire d'extrémisme violent à motivation raciale", a déclaré peu après l'assaut Stephen Belongia, policier du FBI à Buffalo, lors d'une conférence de presse.

Autre élément appuyant la motivation idéologiste suprémaciste blanche du tireur: l'arme du crime était marquée d'un terme raciste peint en blanc sur le canon, d'après Buffalo News.

Enfin, plusieurs médias américains rapportent que le tireur avait publié sur Internet un "manifeste raciste" avant l'assaut. Il y délivrait le plan détaillé de son attaque, expliquant avoir choisi le lieu de l'assaut en raison de la présence importante d'habitants afro-américains. Il indiquait aussi avoir été inspiré par le massacre perpétré par le suprémaciste blanc Dylann Roof à Charleston, en Caroline du Sud en 2015, tuant neuf Afro-Américains. Le tireur, arrêté pour meurtre au premier degré, a plaidé non-coupable.

Article original publié sur BFMTV.com

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