Tuerie dans le Puy-de-Dôme: l'inquiétant profil du forcené

·2 min de lecture

Alcoolique, violent, passionné d'armes à feu, survivaliste : le profil du forcené qui a tiré sur les militaires est qualifié de « très inquiétant » par le procureur de la République.

On en sait désormais plus sur le profil de l'homme qui a tué trois gendarmes dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 décembre, et blessé un quatrième, dans le hameau isolé de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme.

Appelés par son épouse réfugiée sur le toit de sa maison, les militaires s'étaient rendus sur place pour des violences conjugales avant d'être pris pour cible.

L'intervention des forces de l'ordre s'est alors transformée en une « véritable scène de guerre », selon le procureur.

Passion pour les armes

Partout autour de la maison à moitié calcinée par l'incendie déclenché par le forcené lors de la tragique soirée, « des centaines de douilles » ont été retrouvées, a révélé Eric Maillant, le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

Âgé de 48 ans, originaire des Antilles, Frédérik L. était « fasciné par les armes » et « parfaitement aguerri à leur maniement ».

Pour assouvir sa passion, il fréquentait régulièrement un club de tir sportif à Salon-de-Provence, situé à 250 kilomètres de son domicile.

Plus jeune, l'homme avait suivi une formation militaire et était devenu officier de réserve pour l'armée de terre.

Arsenal de guerre

Rompu à l'exercice du tir, Frédérik L - vêtu d'un gilet pare-balles au moment des faits - semblait maîtriser parfaitement la gestion du stress et le maniement des armes à feu.

Sur la scène de crime, deux pistolets automatiques de type Glock ont été retrouvés ainsi qu'un fusil d'assaut AR15.

Preuve de la minutieuse préparation de son passage à l'acte, il avait pris soin d'équiper son fusil d'un silencieux, d'une torche et d'une visée laser.

Mercredi 23 décembre à 9h du matin, le corps du forcené retrouvé à côté de son 4x4 non loin de sa maison gisait à côté d'une arme. La thèse du suicide est privilégiée à ce stade de l'enquête.

Survivaliste et violent

La fascination pour les armes n'est pas le seul aspect inquiétant de la personnalité du tueur qui se dessine.

L'individu est également décrit par le procureur comme « survivaliste » et persuadé que « la fin du monde était proche ». Il se préparait donc à devoir survivre dans une nature hostile et à se défendre seul.

Catholique « très pratiquant, presque extrémiste », l'auteur des faits est aussi décrit par ses voisins comme alcoolique et en proie à des accès de colère le rendant parfois violent.

Frédérik L. était connu de la justice pour non-règlement de pension alimentaire dans le cadre d'un précédent mariage et pour menace de mort réitérées sur conjoint.

► À lire aussi : France: trois gendarmes tués, un quatrième blessé par un forcené