Tuerie de Chevaline : le point sur l'enquête en 5 questions

Le Nouvel Observateur avec AFP
Chevaline

L'enquête sur la tuerie de Chevaline va bientôt se tourner vers l'Irak, pays d'origine de trois des quatre victimes, avec l'annonce, ce vendredi 23 novembre, de l'envoi à Bagdad d'une commission rogatoire internationale, tandis que l'hypothèse d'un tireur fou reste sérieusement envisagée.

  • Pourquoi l'Irak ?

"L'idée, c'est de se dire : est-ce qu'on peut faire un lien entre les meurtres et les origines irakiennes des victimes ?", explique Eric Maillaud, procureur de la République à Annecy.

Le 5 septembre, Saad al-Hilli, Britannique d'origine irakienne de 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, ont été tués par balles à Chevaline, près d'Annecy, où ils passaient des vacances. Un cycliste français, Sylvain Mollier, a aussi été découvert mort à côté de leur voiture. 

Le père de Saad al-Hilli, un industriel décédé en 2011 en Andalousie, avait fui l'Irak dans les années 80.

Une série de questions va donc être envoyée aux magistrats irakiens afin de faire un point précis sur les activités professionnelles du père, les conditions dans lesquelles il a quitté l'Irak et l'origine de son patrimoine.

La commission rogatoire est "encore en cours de rédaction et il faudra ensuite qu'elle soit traduite", a précisé Eric Maillaud. Il n'est par contre pas prévu que des enquêteurs ou des juges se rendent à Bagdad pour le moment.

  • Un compte suisse lié à Saddam Hussein ?

Le père de Saad al-Hilli était notamment titulaire d'un compte en Suisse ouvert en 1984 créditeur d'environ 780.000 livres (968.000 euros).

Des médias ont évoqué un lien possible entre ce compte et la (...)

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