Tuerie dans une école au Texas : l’Amérique peut-elle guérir de son addiction aux armes à feu ?

© Reuters

Avec le déplacement samedi de la vice-présidente Kamala Harris pour assister aux obsèques de l’une des victimes afro-américaines de la tuerie de Buffalo, perpétrée le 14 mai dans un supermarché (10 morts), c’est évidemment l’Amérique qui rend hommage aux siens. Il en ira de même ce dimanche lorsque le président Joe Biden ira consoler les familles latinos des petites victimes fauchées par le massacre d’Uvalde (21 morts). Au-delà de l’horreur ressentie par les proches et parallèlement au débat sur l’accès aux armes à feu, ces deux bains de sang sont différents.

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Dans le premier cas, la motivation du jeune tueur était raciste. Dans le deuxième, il s’agissait apparemment pour Salvador Ramos, lui aussi âgé de 18 ans, de se venger de brimades subies de la part de son entourage familial ou scolaire, ce qui est rarissime au sein d’une communauté minoritaire. « Ce qu’a fait Ramos n’a rien à voir avec son origine Latino, c’est plutôt une part de notre Amérique qui s’est exprimée dans son passage à l’acte, écrivait cette semaine l’éditorialiste du Los Angeles Times Gustavo Arellano. Cette tragédie disqualifie le discours des suprématistes blancs sur l’incapacité des minorités à s’assimiler. Ce qu’a fait Ramos, sous l’influence d’une pathologie introuvable ailleurs dans le monde, est aussi américain qu’un apple pie ».

Un texte de réforme du contrôle des armes à feu

« Ce t...


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