Tuerie à la préfecture de police : la "société de la vigilance" prônée par Macron peut-elle être efficace face à la menace terroriste ?

Anne Brigaudeau

L'auteur de l'attaque à la préfecture de Paris aurait-il pu et dû être détecté plus tôt ? Les premiers éléments de l'enquête sur Mickaël Harpon montrent que plusieurs signaux d'alerte ont été ignorés par les autorités. Le fonctionnaire avait ainsi approuvé l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, sans que cette information soit signalée par écrit.

Mais est-il si facile de repérer des signes de radicalisation ? Et ne court-on pas le risque de stigmatiser l'islam dans son ensemble lorsqu'on appelle à une "société de vigilance" pour "venir à bout de l'hydre islamiste", comme l'a fait le président de la République, Emmanuel Macron, mardi 8 octobre, devant le cercueil des quatre fonctionnaires tués ? Xavier Crettiez, professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et coauteur avec Bilel Ainine de Soldats de Dieu. Paroles de djihadistes incarcérés (Editions de l'Aube, 2017), livre son analyse.

Franceinfo : Comment détecte-t-on les signes de radicalisation ? Y a-t-il vraiment des signes indiscutables ?

Xavier Crettiez : En tout cas, il existe des signes proposés par les services de renseignement, où l'on distingue des signaux faibles, des signaux moyens et des signaux (...)

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