Tuerie à la préfecture de police : des failles au cœur du renseignement français

France 2

Des dysfonctionnements ont eu lieu au cœur du renseignement français. Malgré plusieurs signaux d'alerte sur sa radicalisation, Mickaël Harpon, l'auteur de l'attaque à la préfecture de police de Paris, était habilité "secret défense" depuis son recrutement en 2003, avec deux renouvellements, en 2008 et en 2013. Ces renouvellements ont pourtant fait l'objet d'une enquête, selon une note adressée au ministre de l'Intérieur. Mais, à chaque fois, cette enquête consistait uniquement à procéder à des vérifications des fichiers, notamment des services spécialisés. Selon Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste, ce n'est pas un cas isolé.

Des référents radicalisation déjà présents pour recueillir les signalements

Depuis deux ans, selon la Direction du renseignement de la préfecture de police, les règles ont été durcies. Pour chaque obtention ou renouvellement d'habilitation, les enquêteurs sont censés vérifier l'entourage, mais aussi les réseaux sociaux et les comptes bancaires du fonctionnaire de police. En cas de radicalisation, la police dispose de référents radicalisation, qui peuvent, comme les membres de la hiérarchie, recueillir les signalements. En 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, deux policiers ont affirmé à l'un de ces référents que Mickaël (...)

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