Trump pourrait bien obtenir le procès en destitution rapide qu'il voulait

Donald Trump, ici le 20 janvier quittant la Maison Blanche pour Davos, pourrait bien obtenir le procès en destitution rapide qu'il voulait

INTERNATIONAL - Donald Trump voulait un procès rapide et il pourrait bien l’obtenir. Ce lundi 20 janvier, à la veille de l’ouverture des débats au Sénat, le patron des sénateurs républicains Mitch McConnell a dévoilé une partie du calendrier qu’il espère bien faire voter ce mardi. 

Plusieurs médias américains, dont CNN qui affirme avoir pu consulter le document, ont révélé que le chef des républicains du Sénat avait l’intention d’accorder 24 heures de débat à l’accusation (c’est-à-dire aux 7 démocrates choisis pour jouer le rôle de procureur) et autant à la défense de Donald Trump. Ce laps de temps serait divisé en deux sessions de douze heures réparties sur deux jours. 

Comme le soulignent les médias outre-Atlantique, ce timing est en bien plus rapide que celui adopté lors du procès en destitution de Bill Clinton où les 24 heures allouées à chaque partie avaient en effet été réparties sur quatre jours. 

Seize heures seraient ensuite accordées pour les questions des sénateurs, soumises par écrit au président de la Cour suprême.

Ce n’est qu’après cette première phase que Mitch McConnell entend mettre aux voix la question cruciale des témoins. Les démocrates réclament en effet que quatre acteurs clés de l’affaire ukrainienne soient convoqués à la barre, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney et l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton. La Maison Blanche et son allié Mitch McConnel n’y sont pas favorable.

Ce mardi, le procès en destitution s’ouvrira donc par le vote des 100 sénateurs sur cette résolution qui doit en somme fixer les règles du jeu. Et au vu de la composition du Sénat acquis aux Républicains (53 sièges sur les 100), cette résolution a toutes les chances d’être validée, au grand dam des Démocrates. 

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