Trump : une politique étrangère au service du business familial

Libération.fr
A proximité des Trump Towers, à Istanbul, en juillet 2015.

Turquie, Chine... Les relations du président américain avec ses homologues sont proportionnelles aux intérêts du groupe Trump ou de sa fille.

La nouvelle est venue du gouvernement turc. Lundi, Donald Trump a appelé son homologue Recep Tayyip Erdogan pour le féliciter des résultats du référendum de la veille. La réforme constitutionnelle qui vise à donner plus de pouvoir au président a remporté une courte majorité des suffrages en Turquie. Le même jour, les observateurs de l’OSCE et du Conseil de l’Europe, présents lors du scrutin, ont dénoncé des irrégularités et l’Union européenne demande une enquête indépendante. Malgré cela, Trump a tenu à manifester son soutien à Erdogan. Ce n’est pas la première fois qu’il démontre sa sympathie pour le chef de l’Etat turc. Un rapprochement qui pose question au vu des conflits d’intérêts du milliardaire américain, dont l’empire est fortement implanté en Turquie.

En Turquie, des tours sensibles

Depuis plusieurs semaines, Donald Trump a multiplié les virages sur sa politique étrangère. La Turquie ne fait pas exception. Fin mars, Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat américain, en déplacement à Ankara, affirmait ne pas vouloir changer le statu quo des relations américano-turques, malgré leur détérioration sous les mandats de Barack Obama. Lundi, la conversation téléphonique entre les chefs d’Etat a donné à voir une bien meilleure image de la coopération entre les deux pays.

L’implantation de l’empire immobilier Trump dans le pays, notamment à Istanbul, laisse planer le doute sur les réelles motivations du Président. «J’ai un petit conflit d’intérêts parce que j’ai un bâtiment de très, très grosse importance à Istanbul», avouait Donald Trump, dans une interview au site de l’ultra-droite américaine Breibart News en décembre 2015. Les Trump Towers, deux tours de 37 et 39 étages érigées en 2012 en plein cœur du très dynamique quartier de Sisli, ont été inaugurées par Recep Tayyip Erdogan lui-même, alors Premier ministre. 

«Merci Monsieur le (...)

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