Trump met son veto au budget de la défense et défie le Congrès, qui pourrait passer outre

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Donald Trump continue de faire trembler Washington. Avant de partir en Floride, où il doit célébrer les fêtes, le président américain a mis son veto au budget de la Défense mercredi 23 décembre, l’accusant d’être un cadeau à la Chine et à la Russie. Mais le Congrès, qui est parvenu à un accord bipartisan pour ce budget, pourrait passer outre.

Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki

Le président américain réserve décidément des surprises au Congrès en cette fin de mandat. S’il avait bien prévenu plusieurs fois qu’il pourrait mettre son véto, leseélus espéraient que Donald Trump ne passerait pas à l’action.

Le président américain estime que ce budget de la Défense n’inclut pas « des mesures cruciales pour la sécurité nationale ». On savait également qu’il voulait que le texte prévoie l’abolition d’une loi protégeant le statut juridique des réseaux sociaux, qu’il accuse d’être contre lui. Enfin, le président est aussi opposé au fait que cette loi prévoit de renommer des bases militaires portant le nom de généraux ségrégationnistes.

Le budget de plus de 740 milliards de dollars devait notamment offrir des augmentations de salaire au personnel militaire. Il avait été adopté à la grande majorité par les deux chambres du Congrès, ce qui pourrait permettre aux élus de passer outre le veto présidentiel, ce qui serait une première sous le mandat de Donald Trump. Le tout est de savoir si ses alliés républicains auront le courage de le contrarier et de revoter le budget tel quel.

Le plan de relance aussi dans le collimateur du président sortant

Tout comme pour ce budget de la Défense, le Congrès pourrait également passer outre concernant le plan de relance adopté lundi 21 décembre, « ce qui serait, en termes d’image, catastrophique, car il partirait sur une double défaite », selon Paul Schor, maître de conférences en histoire et civilisation américaines à l'université Paris-Diderot. Car Donald Trump l’avait également rejeté, le qualifiant de « honte ».

Mais ce plan de relance était lié au financement du budget fédéral. Si d’ici le 29 décembre aucun accord n’est validé, le gouvernement fédéral sera en situation de « shutdown », ce qui signifie un arrêt des activités gouvernementales.

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