Sous Trump, l'Amérique est devenue laide à pleurer

Trump ne pense pas, il affabule. | Jernej Furman via Flickr

[BLOG You Will Never Hate Alone] Même le chauve que je suis s'arrache les cheveux quand Trump prend la parole. Surtout quand il s'exprime à propos de la pandémie de Covid-19.

L'Amérique me donne la nausée. Cette Amérique que j'ai tant aimée, sur laquelle j'ai tant écrit, je ne la reconnais plus et le spectacle qu'elle me donne jour après jour me dégoûte. Depuis l'avènement de Trump, elle est devenue laide à pleurer et s'enfonçant dans une bêtise dont personne ne connaît les limites, elle se comporte avec une vulgarité qui laisse pantois. Et d'une stupidité si tonitruante qu'elle se montre incapable d'endiguer la pandémie de Covid-19, laquelle a trouvé en Amérique sa véritable terre promise.

Longtemps nous nous demanderons comment une nation aussi éclairée, aussi sûre d'elle-même, aussi inventive, audacieuse, créatrice, a pu succomber aux appels d'un fanfaron qui à lui seul représente la quintessence du vide intersidéral, l'incarnation même de la négation de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à l'intelligence humaine. Trump est au-delà de la bêtise ordinaire; il lévite aux confins de la connerie quand cette dernière s'affuble des oripeaux de l'intolérance, du sarcasme, de l'infantilisme, de la brutalité et du mensonge éhonté.

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Même le chauve que je suis continue à s'arracher les cheveux quand Trump prend la parole. Surtout en ces temps de pandémie où il semble avoir atteint un point de non-retour, une sorte d'apogée de son génie intérieur qui confère à ses propos une teinte d'irréalité absolue comme si, dépassé par les événements, écrasé sous le poids des responsabilités, son esprit n'avait d'autre choix que de se perdre dans la grande nuit de l'ignorance où scintille une constellation de théories aussi foireuses que boiteuses. Trump ne pense pas, il affabule à longueur de temps.

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