Trump et ses guignolos

·2 min de lecture

[BLOG You Will Never Hate Alone] Ce n'était ni le grand soir, ni les grandes liesses populaires des festivités nazies, tout juste un ramassis de cloportes pris dans les phares de l'histoire. Jusqu'au bout, Trump aura été fidèle à lui-même: borné, menteur, atrabilaire, prêt à tout pour satisfaire son ambition personnelle, laquelle consiste à hanter le bureau ovale, un œil sur son portable, l'autre sur le téléviseur, exercice d'une haute tenue intellectuelle dans lequel, il faut bien l'avouer, il est passé maître. On peut d'ailleurs se demander à quoi il emploiera désormais son temps maintenant qu'on lui a confisqué ses jouets favoris. Les bouffons, quand sonne l'heure de la retraite, ne sont généralement guère enclins à la contemplation ou à la réflexion et c'est bien souvent qu'ils terminent leur vie dans un ressassement infini, un attendrissement sur eux-mêmes qui les rend à la fois exaspérants et touchants. On plaint tout de même son entourage qui aura à subir ses foudres jusqu'au bout. À LIRE AUSSI Bannir Trump pour réduire les discours de haine sur les réseaux sociaux Pour toutes les démocraties au monde, il faudra se souvenir de l'exemple donné par le président américain: quand vous portez au pouvoir un populiste tout juste capable d'aligner deux pensées cohérentes, grandes sont les chances de se retrouver un jour ou l'autre avec une bande d'ahuris qui s'en vont pénétrer vos lieux les plus sacrés, allant de-ci de-là, avec la même satisfaction béate qu'une otarie de zoo, quand elle aperçoit son gardien se rapprocher avec son seau rempli de poiscaille. Il fallait les voir ces conspirationnistes du dimanche pénétrer l'autre jour dans l'enceinte du Capitole. Pris de court d'être si facilement parvenus à leurs fins, ils erraient de bureau en bureau sans trop savoir quoi faire de leur triomphe si ce n'est de... Lire la suite sur Slate.fr.