Trump fait (encore) un virage à 180° non pas sur une, ni deux... mais trois déclarations de sa campagne

Maxime Bourdeau
Trump fait (encore) un virage à 180° non pas sur une, ni deux... mais trois déclarations de campagne

ÉTATS-UNIS - On ne compte plus les retournements de veste. Après le rétablissement ou non de la torture, la suppression totale ou partielle de l'Obamacare, l'intervention ou non en Syrie et bien d'autres, Donald Trump a de nouveau changé d'avis sur deux dossiers principaux de sa campagne électorale.

Après avoir des mois durant accusé la Chine de sous-évaluer le yuan pour doper ses exportations, le président américain a effectué une spectaculaire volte-face dans un entretien au Wall Street Journal paru ce mercredi 12 avril.

"(Les Chinois) ne manipulent pas leur monnaie", a affirmé Trump, quelques jours après avoir reçu son homologue chinois Xi Jinping dans sa villa de Mar-a-Lago, en Floride. Le milliardaire new-yorkais s'était pourtant engagé à mettre la Chine à l'index dès le "premier jour" de sa présidence en désignant Pékin comme un pays "manipulateur de devises" (voir ci-dessous), au risque de déclencher une guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Trump ne peut plus se permettre d'irriter Pékin

Pékin devrait donc échapper à cette embarrassante classification, dont elle avait hérité entre 1992 et 1994, à la faveur du rapprochement entre Trump et le président Xi. "Je pense qu'il y a une bonne alchimie entre nous", a commenté le pensionnaire de la Maison Blanche mercredi lors d'une conférence de presse à Washington.

Très populaires dans les Etats américains frappés par la désindustrialisation, ses saillies contre Pékin - qu'il menaçait de représailles commerciales et de droits de douane massifs - semblent ainsi appartenir au passé, laissant place à une "realpolitik" plus traditionnelle. En quête de soutiens pour éviter un emballement militaire avec la Corée du Nord, Trump ne peut se permettre d'irriter Pékin et ne s'en cache d'ailleurs pas.

Dans son entretien au Wall Street Journal, il affirme ainsi clairement qu'il tolèrerait les déficits commerciaux colossaux vis-à-vis de la Chine si Pékin s'impliquait davantage...

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