Trump face à Merkel, une surprise qui n'en est plus une

Libération.fr
Donald Trump et Angela Merkel, vendredi.

L'hostilité affichée du président américain confirme qu'en matière de diplomatie, il continue de suivre son instinct.

Pouvait-il vraiment en être autrement ? Imaginait-on le président américain, Donald Trump, et la chancelière allemande, Angela Merkel, main dans la main pour témoigner d’une même vision du monde lors de ce premier contact noué vendredi à la Maison Blanche ? Il n’en fut évidemment rien tant les divergences semblent, chaque jour qui passe, un peu plus manifestes entre la nouvelle administration américaine et l’Allemagne en particulier ainsi que l’Union européenne en général.

Certes, le couple Trump-Merkel n’a pas manqué d’évoquer une rencontre productive. Mais les deux dirigeants, au parcours et au style si radicalement différents, ont campé sur leurs positions, le premier déclarant, lors d’une très brève conférence de presse, qu’il n’était pas un isolationniste mais un tenant du libre-échange tandis que la seconde a poursuivi sa mise en garde contre la tentation du protectionnisme. Dans ce bureau ovale, ils étaient assis côte à côte. Il y avait les déclarations et les gestes. Ou plutôt l’absence de geste comme lorsque les photographes demandent à Donald Trump et Angela Merkel : «Une poignée de main ?» En vain, le visage de Trump reste d’une indifférence totale à l’invitation. L’expression ne changera pas lorsque, quelques secondes après, Angela Merkel se penche vers lui pour lui demander à son tour : «Vous voulez qu’on se serre la main.» Pas un regard. Trump reste impassible.

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Cette séquence est en réalité tout sauf anecdotique. Les attitudes décalées de l’hôte de la Maison Blanche sont finalement de moins en moins surprenantes alors qu’on attend (d’ordinaire) d’une rencontre diplomatique qu’elle atténue les dissensions (du moins en apparence). La séquence dit que le multimilliardaire continue de suivre son instinct. D’autres estimeront que s’il tarabuste le personnage central d’une UE en plein (...)

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