Trump exclu des réseaux sociaux : « Nous sommes face à des quasi Etats »

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Trump twitter
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Le bannissement de Donald Trump des réseaux sociaux a provoqué l’indignation de l’ensemble des responsables politiques. D’une manière aussi spectaculaire qu’inattendue, cette mise au pilori numérique ouvre de nouveau le débat sur l’ingérence démocratique des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

« Je suis bien loin de défendre les positions de Donald Trump. Mais si on commence à accepter que les Gafam censurent les comptes des responsables politiques, où va-t-on ? On en arrive à une sorte d’autocratie », note la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, auteure en 2015 d’une proposition de résolution pour une stratégie européenne du numérique globale, offensive et ambitieuse.

« On est en train de privatiser notre droit »

Alors que sur France Inter, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire martèle que « la régulation des géants du numérique ne peut pas se faire par l’oligarchie numérique elle-même », le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O plaide pour « une nouvelle forme de supervision démocratique ». Une proposition qui fait sourire au Sénat où on garde en mémoire les débats qui ont entourés la loi Avia, contre la haine en ligne. Le texte avait été en grande partie censuré par le Conseil Constitutionnel suite à la saisine de sénateurs de la droite et du centre, notamment son article 1 qui, selon les Sages, pouvait « inciter les opérateurs de plateforme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu’ils soient ou non manifestement illicites ». « Une forme d’autorégulation » des opérateurs à l’encontre de laquelle, les sénateurs de tous bords s’étaient opposés. « Nous n’avons pas cessé de les prévenir (les membres du gouvernement). Ils n’ont pas écouté. On est en train de privatiser notre droit », s’insurge Catherine Morin Desailly.

La prépondérance des réseaux sociaux dans nos sociétés ne couvre pas (...) Lire la suite sur Public Sénat

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