Trump, avant l'élection présidentielle américaine, enrage contre le vote par correspondance

Maxime Bourdeau
Donald Trump, avant l'élection présidentielle américaine, enrage contre le vote par correspondance

PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE - Même Twitter, d’ordinaire jugé très laxiste, a fini par réagir. Ce mardi 26 mai, le réseau social a signalé pour la première fois deux messages de Donald Trump comme “potentiellement trompeurs” et y a ajouté la mention “vérifiez les faits”.

Les tweets visés? Deux tirades du président américain assurant que la généralisation du vote par correspondance pour éviter une propagation du coronavirus allait mener à d’importantes fraudes électorales et que la présidentielle du 3 novembre 2020 en ressortirait “truquée”. 

“Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance”, a expliqué un porte-parole de la plateforme qui a décidé mi-mai de renforcer ses règles pour lutter contre la désinformation sur la pandémie.

Une pratique déjà rodée

Le président a beau vociférer que la mise en place du vote par courrier serait la source de “vols”, de “bulletins falsifiés” ou encore “d’impressions illégales”, cette option n’a absolument rien de nouveau dans le pays. Bien avant que le Covid-19 ne fasse son apparition, elle était déjà accessible sur quasiment tout le territoire. Mais -comme souvent aux États-Unis- selon des consignes très différentes en fonction des régions.

Dans le Colorado, l’Oregon, l’Utah, à Hawaï et Washington, le vote par courrier est aujourd’hui la procédure par défaut, inutile de sortir de chez soi pour voter. Ces États conserveront donc leurs habitudes qui s’avèrent idéales en pleine pandémie.

Une trentaine d’autres États offrent cette possibilité, mais compliquent la tâche en laissant à chaque électeur le devoir de faire sa demande de bulletin de vote au lieu de lui envoyer automatiquement tout le nécessaire à l’approche d’une élection. Reste une quinzaine d’États qui, eux, exigent une excuse valable pour justifier un non-déplacement en bureau de vote.

De très rares fraudes

Le système est donc rodé, et semble...

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