Trump accuse Obama de l’avoir mis «sur écoute»

Libération.fr
Le président américain Donald Trump à la sortie du Air Force One, à Orlando, le 3 mars 2017. Photo Nicholas Kamm. AFP

Dans une salve rageuse sur Twitter, Donald Trump a accusé - sans preuves - son prédécesseur de l’avoir espionné pendant la campagne présidentielle. Le tout sur fond d’ingérence de la Russie dans la course à la Maison Blanche.

La rechute était prévisible. Quatre jours après son discours devant le Congrès, au cours duquel il avait enfin semblé enfiler le costume de président, Donald Trump a replongé samedi matin dans l’hystérie, enchaînant plusieurs tweets incendiaires. «Terrible ! Je viens de découvrir qu’Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire. Rien n’a été découvert. C’est du maccarthysme !», a-t-il d’abord écrit, peu après 6h30. Trois autres messages ont été postés dans les minutes suivantes, dont l’un comparant la situation au scandale du Watergate sous Nixon et reprochant à Barack Obama d’être une «personne malfaisante (ou malade)» («Bad (or sick) guy!»).

Terrible! Just found out that Obama had my "wires tapped" in Trump Tower just before the victory. Nothing found. This is McCarthyism!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) March 4, 2017

«Etat policier»

Dans cette série de tweets, le président américain n’apporte aucun détail ni aucune preuve de ses accusations. A-t-il reçu des informations classifiées accréditant cette opération d’espionnage ? Ou, plus probablement, relaie-t-il, comme il en a l’habitude, des «informations» glanées sur internet, en particulier sur des médias ultraconservateurs ? Sur les réseaux sociaux, beaucoup soulignent que la salve anti-Obama de Donald Trump fait suite à la publication, vendredi par Breitbart, d’un article sur le sujet. Cet article revenait sur les propos d’un animateur de radio conservateur, Mark Levin, qui accuse Obama d’avoir exécuté «un coup d’Etat silencieux» contre Trump en utilisant les méthodes d’un «Etat policier». Samedi matin, un journaliste politique du Washington Post, Robert Costa, a d’ailleurs assuré, citant une source au sein de l’administration, que plusieurs (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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