Avec Trump à la Maison Blanche, les élus américains s'inquiètent pour le bouton nucléaire

Le HuffPost avec AFP
Avec Trump à la Maison Blanche, les élus américains s'interrogent sur le bouton nucléaire

INTERNATIONAL - Des sénateurs américains inquiets d'une guerre nucléaire avec la Corée du Nord ont cherché à savoir mardi 14 novembre si un éventuel ordre de Donald Trump de déclencher le feu nucléaire pouvait être stoppé. La réponse: pas vraiment.

Jamais depuis 1976, en pleine Guerre Froide, la question du bouton nucléaire n'avait fait l'objet d'une audition au Congrès. Pour l'organisateur, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat Bob Corker, une nouvelle séance n'avait donc que trop tardé.

Mais l'audition avait sans doute plus à voir avec la crainte, exprimée en octobre par ce même Bob Corker, que l'occupant de la Maison Blanche ne mène le pays droit "vers la troisième guerre mondiale". Des élus ne cachent plus leur inquiétude à l'idée qu'une étincelle ne déclenche un conflit imprévisible avec le régime de Kim Jong-Un.

Bien que les sénateurs aient prudemment répété que l'audition n'était pas spécifiquement consacrée à Donald Trump, un démocrate a tenu à expliciter ce que, apparemment, beaucoup pensaient. "Nous craignons que le président des Etats-Unis soit si instable et si volatil, que son processus décisionnel soit si fantasque, qu'il puisse donner un ordre d'utiliser l'arme nucléaire complètement contraire aux intérêts de sécurité nationale américains", a déclaré le sénateur du Connecticut Chris Murphy.

La règle de la "première frappe"

La Constitution est claire: l'article deux confère au président la direction des forces armées. Il est le commandant en chef, chargé de défendre la nation contre tout danger ou menace imminente. Et seul à pouvoir déclencher le feu nucléaire.

Mais la définition de l'imminence n'est pas stricte, et c'est la question qui a occupé les sénateurs mardi. Une fusée nucléaire sur un pas de tir nord-coréen, prête à détruire une ville américaine? Un tir américain serait probablement justifié, ont convenu experts et élus.

Mais quid d'une situation où le président décide d'envoyer une bombe préventivement?...

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