Les trous noirs expliqués aux enfants

The Conversation
Il existe plusieurs types de trous noirs : les stellaires, les supermassifs et entre ces deux extrêmes, il pourrait exister des trous noirs de masse intermédiaires. On vous aide à y voir plus clair.

Yaël Nazé, auteure de cet article, est astronome à l'institut d'astrophysique et de géophysique de l'Université de Liège (Belgique). La version originale de cet article a été publiée sur le site The Conversation, dont franceinfo est partenaire.

Pour définir un trou noir, il faut d’abord parler d’évasion. Lance une balle en l’air : elle retombe. Lance-la plus fort : elle montera plus haut, mais va retomber quand même.

Si elle est lancée avec une vitesse de 40 000 km/h (presque 1 000 fois plus vite que la vitesse d’une voiture qui roule en ville !), elle ne retombera cependant pas : c’est ce que l’on appelle la vitesse de libération : ce qu’il faut pour se libérer de la force de gravité de la Terre.

Cette vitesse dépend de la masse et de la taille de l’objet considéré : plus l’objet est massif, plus la vitesse sera élevée. S’il faut 40 000 km/h pour quitter la Terre, il ne faut que 8 600 km/h pour quitter la Lune (beaucoup moins lourde que la Terre) et plus de 2 millions de km/h pour quitter le Soleil.

Si on a beaucoup de masse concentrée dans un rayon très petit, alors la vitesse de libération peut dépasser la vitesse de la lumière – or nos théories nous disent que rien ne peut aller plus vite que la lumière. On a alors un trou noir : un trou parce que si on tombe vers un tel objet, il n’y a plus moyen de s’en (...)

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