Le trou noir supermassif au centre de la Voie lactée est imprévisible

·1 min de lecture

Le trou noir supermassif au centre de la Voie lactée — Sagittarius A* (Sgr A*), comme l’appellent les astronomes — est une source bien connue d’ondes radio, de rayons X et de rayons gamma. De manière apparemment totalement imprévisible, il émet des flashs que les chercheurs ont pris l’habitude d’enregistrer. Des flashs des dizaines à des centaines de fois plus « lumineux » que son rayonnement de base.

Pour comprendre s’il se cache une forme de régularité derrière ces flashs, une équipe internationale a plongé dans quinze années de données recueillies par le satellite Swift (Nasa) dédié à la détection des sursauts gamma. Il observe le trou noir supermassif Sgr A* depuis 2006. Et les enregistrements qu’il a transmis aux astronomes montrent une activité élevée entre 2006 et 2008, une forte baisse sur les quatre années suivantes puis une nouvelle augmentation de la fréquence des flashs après 2012.

Ici, une image produite grâce aux données en rayons X recueillies par le satellite Swift entre 2006 et 2013. Le trou noir supermassif Sagittarius A* se trouve au centre de l’image. Les rayons X de faible énergie — entre 1.500 et 3.000 électrons-volts — figurent en rouge, ceux de haute énergie — entre 3.000 et 10.000 électrons-volts — en bleu. © N. Degenaar, Swift, Nasa
Ici, une image produite grâce aux données en rayons X recueillies par le satellite Swift entre 2006 et 2013. Le trou noir supermassif Sagittarius A* se trouve au centre de l’image. Les rayons X de faible énergie — entre 1.500 et 3.000 électrons-volts — figurent en rouge, ceux de haute énergie — entre 3.000 et 10.000 électrons-volts — en bleu. © N. Degenaar, Swift, Nasa

Traquer les causes de cette instabilité

L’analyse de toutes ces données n’a pas permis aux chercheurs de distinguer un quelconque schéma de régularité. Et il se pose la question de savoir si ces variations d’activité ne sont pas simplement dues au passage de nuages de gaz ou d’étoiles à proximité de Sagittarius A*. Ou encore aux propriétés magnétiques du gaz environnant.

Dans l’espoir de trouver la réponse, les astronomes espèrent désormais obtenir plus de temps d’observation, pour recueillir encore plus de données sur le trou noir supermassif au centre de notre Galaxie.

En attendant, d’autres astronomes travaillent toujours à obtenir une image de l’environnement direct de Sagittarius A*. Une image rendue bien...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles