Trou noir: la chercheuse Katie Bouman victime d’attaques aux relents machistes

Le monde s’est enthousiasmé cette semaine pour la première photo d’un trou noir présentée par un consortium international de scientifiques. Mais à l’ère des réseaux sociaux, la polémique surgit à tout moment. Alors que le MIT, prestigieux institut du Massachusetts, aux États-Unis, a très vite attribué à une jeune chercheuse la mise au point de l’algorithme ayant permis la prouesse technologique, beaucoup ont été irrités par cette « personnalisation » de l’événement. Des attaques souvent très virulentes et parfois aux relents machistes.Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier Katie Bouman a connu en quelques heures une notoriété internationale. Le sourire de la chercheuse a été mis en avant par l’Institut de technologie du Massachusetts, qui a dévoilé son identité avant même la fameuse photo inédite du trou noir, la présentant comme celle sans qui rien n’aurait été possible.Toutefois, fallait-il absolument accoler un visage à ce cliché historique ? C’est l’époque qui veut ça, même si Katie Bouman, loin de tirer la couverture à elle, a immédiatement fait savoir que le projet était plutôt une réussite collective, ayant impliqué, depuis 2006, plus de 200 chercheurs dans le monde entier.Mais elle a été dépassée. Beaucoup ont fait d’elle, une femme de 29 ans, une « source d’inspiration ». Et d’autres ont crié à l’imposture, se déchaînant sur les réseaux sociaux pour dénoncer un « agenda féministe ».Pour eux, le mérite devrait plutôt revenir à Andrew Chael, 28 ans pour sa part,  et qui ne revendiquait rien. Au contraire, saluant le travail de sa collègue au même titre que celui de tous les contributeurs, il s’est dit ravi que l’on valorise le leadership d’une jeune femme sur un tel projet.Et de conclure : « Si vous me félicitez parce que vous avez une vendetta sexiste,  reconsidérez vos priorités dans la vie. »

Le monde s’est enthousiasmé cette semaine pour la première photo d’un trou noir présentée par un consortium international de scientifiques. Mais à l’ère des réseaux sociaux, la polémique surgit à tout moment. Alors que le MIT, prestigieux institut du Massachusetts, aux États-Unis, a très vite attribué à une jeune chercheuse la mise au point de l’algorithme ayant permis la prouesse technologique, beaucoup ont été irrités par cette « personnalisation » de l’événement. Des attaques souvent très virulentes et parfois aux relents machistes.

Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Katie Bouman a connu en quelques heures une notoriété internationale. Le sourire de la chercheuse a été mis en avant par l’Institut de technologie du Massachusetts, qui a dévoilé son identité avant même la fameuse photo inédite du trou noir, la présentant comme celle sans qui rien n’aurait été possible.

Toutefois, fallait-il absolument accoler un visage à ce cliché historique ? C’est l’époque qui veut ça, même si Katie Bouman, loin de tirer la couverture à elle, a immédiatement fait savoir que le projet était plutôt une réussite collective, ayant impliqué, depuis 2006, plus de 200 chercheurs dans le monde entier.

Mais elle a été dépassée. Beaucoup ont fait d’elle, une femme de 29 ans, une « source d’inspiration ». Et d’autres ont crié à l’imposture, se déchaînant sur les réseaux sociaux pour dénoncer un « agenda féministe ».

Pour eux, le mérite devrait plutôt revenir à Andrew Chael, 28 ans pour sa part,  et qui ne revendiquait rien. Au contraire, saluant le travail de sa collègue au même titre que celui de tous les contributeurs, il s’est dit ravi que l’on valorise le leadership d’une jeune femme sur un tel projet.

Et de conclure : « Si vous me félicitez parce que vous avez une vendetta sexiste,  reconsidérez vos priorités dans la vie. »