Si les trottoirs pouvaient voter, la gauche interdirait les piétons

Les représentants du « Nouveau Front populaire » lors d'un meeting de lancement de campagne à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.  - Credit:Isa Harsin/Sipa
Les représentants du « Nouveau Front populaire » lors d'un meeting de lancement de campagne à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. - Credit:Isa Harsin/Sipa

Les radicaux l'emportent toujours sur les modérés dans une entité homogène. Cette leçon de Léon Trotski dispensée au début de son autobiographie (Ma vie, 1929) se vérifie au sein d'un « Nouveau Front populaire » dominé, du moins psychologiquement, par La France insoumise. C'est ainsi : il faut infiniment moins de temps pour donner un coup de poing que pour élaborer une pensée.

Jean-Luc Mélenchon a profité d'une alliance électorale pour purger son parti des députés contestataires, avec détermination, inélégance, orgueil et cynisme. Le « Nouveau Front populaire » rejoue la comédie morbide des Indulgents contre les Enragés. Avec des conséquences irréparables pour l'idéologie d'une gauche dont les idoles, Léon Blum, Georges Clemenceau, vivent leur crépuscule.

Comment Danton a été condamné à mort

Fin 1793, la Terreur est toujours à l'ordre du jour. Cette mesure de police autant que de salut public avait été justifiée, entre autres, par la coalition formée par les monarchies d'Europe. La République devait vaincre ou mourir. Danton, un des héros de la Révolution, réclame un assouplissement de la politique du Comité de salut public, composé, entre autres, de Robespierre et qui tient lieu, pour le dire vite, de gouvernement.

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