Les trottinettes en libre-service et leur régulation dans le viseur du gouvernement

Les trottinettes électriques dans le viseur du gouvernement
ViewApart / Getty Images/iStockphoto Les trottinettes électriques dans le viseur du gouvernement

POLITIQUE - La trottinette échappe au stop, grâce au soutien du ministre des Transports Clément Beaune. Ce dernier s’est prononcé ce mardi 24 janvier contre une interdiction de ce moyen de transport en libre-service à l’échelle nationale. En revanche, le gouvernement entend freiner certaines pratiques.

Face aux risques provoqués par l’utilisation mal encadrée des trottinettes, le ministre des Transports a indiqué travailler sur un « plan national de régulation », sorte de « boîte à outils » à la disposition des villes qui, depuis le vote de la loi Mobilité en 2019, sont souveraines sur la régulation de ce moyen de transport.

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Dans un rapport publié en novembre 2022, l’Académie nationale de médecine s’est émue des risques que comporte ce mode de déplacement, dont l’essor récent s’explique notamment par la multiplication d’offres d’engins en location. En 2022, 22 décès accidentels dus aux engins de déplacement personnel motorisés (trottinette électrique, monoroue, gyropode et hoverboard) – ont été répertoriés sur le territoire, contre dix décès en 2019, relève l’académie, citant des chiffres de la sécurité routière.

Parmi les blessures fréquentes à trottinettes, les lésions affectent principalement l’extrémité crânio-faciale et les membres, plus particulièrement la partie supérieure du corps. Le crâne est ainsi plus souvent atteint dans les accidents de trottinette que dans les accidents de vélo où la chute se produit latéralement (74% contre 43%).

« Il y a des obligations qui ne sont pas respectées ou qui ne peuvent être imposées aux opérateurs (par les villes, NDLR), car il faut pour cela modifier le cadre national. Je suis prêt à le faire, j’ai commencé une discussion avec les représentants des métropoles. On annoncera dans les prochaines semaines un plan de régulation », au plus tard au mois de mars, promet Clément Beaune sur franceinfo.

Beaune « pas favorable à une interdiction totale »

Ce plan pourrait notamment porter sur l’obligation du port du casque - à laquelle le ministre ne se dit « pas opposé » -, le renforcement des contrôles ou encore l’obligation pour les opérateurs de limiter la vitesse maximum. Le ministre a cependant rejeté catégoriquement une législation à l’échelle nationale, se disant de plus contre une interdiction générale « à titre personnel ».

En creux, Clément Beaune a fustigé la politique de la maire de Paris Anne Hidalgo. Alors qu’elle est personnellement défavorable aux trottinettes en libre de service, l’édile socialiste a choisi de laisser les Parisiens trancher par le biais d’un vote le 2 avril prochain. « Je considère qu’une interdiction est toujours une solution simpliste », tacle Clément Beaune ce mardi.

« La majorité des grandes villes, même des villes moyennes, sont en train de développer la trottinette », fait-il valoir. « Évidemment il y a des gens qui ne respectent pas et des accidents. Mais il y en a aussi à vélo et on a trouvé des moyens de régulation », ajoute-t-il.

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