Troppa Grazia

Libération.fr

de Gianni Zanasi (Quinzaine des réalisateurs)

Pendant que Wenders filme le pape, la Sainte Vierge fait son come-back sur écran. Dans ce film esthétiquement immonde et d’un confusionnisme politique consternant, elle apparaît à une géomètre embêtée de construire un grand bâtiment sur un site écologiquement sensible. Marie a la solution : «Devance les hommes et bâtis une église.» Plus facile à dire qu’à faire. Et puis surtout, qu’est-ce que c’est que cette idée de l’action politique ? Et les commentaires racistes du compagnon de la géomètre, un gars somme toute sympa, est-ce pour rire ou un message subliminal pour les électeurs de Forza Italia ? La Vierge a beau ressembler à un mannequin L’Oréal, et la forme à une pub Dior mal étalonnée, ce truc jaunâtre est aussi moderne et frais qu’un pot de départ au Vatican. Entre Euforia de Valeria Golino la veille et ça, on se dit qu’il serait grand temps de changer les couches du cinéma italien.

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