Trophée Jules Verne: Cammas/Caudrelier partis pour un record en moins de 40 jours

·2 min de lecture

Le duo Franck Cammas/Charles Caudrelier, à la tête d'un multicoque géant volant de 32 m (Maxi Edmond de Rothschild), et quatre co-équipiers se sont élancés dimanche à 2h33 au large de Brest en quête du Trophée Jules Verne, le record du tour du monde en équipage.

L'équipage a passé la ligne au large d'Ouessant (Finistère) à 02h33 heure française et va tenter de faire mieux que les 40 jours et 23 heures de Francis Joyon et ses 5 hommes d'équipage en janvier 2017 (Idec Sport), soit le record absolu autour de la planète.

Il s'agit de la deuxième tentative pour le bateau géant, déjà parti le 25 novembre avant de mettre fin à l'aventure deux jours plus tard après avoir percuté un ofni (objet flottant non identifié).

"Tout va mieux se passer ! J'espère !", a lancé Cammas à l'AFP avant le départ. "La première tentative s'est écourtée un peu vite. La fenêtre météo que nous avions pris n'était pas très bonne et c'est ce qui nous a aussi poussés à faire demi-tour rapidement".

"On a tapé quelque chose, les bateaux doivent être renforcés et il faut accepter ce genre de choses, on a renforcé certaines parties des foils pour ne pas les abîmer trop vite", a-t-il poursuivi.

Les foils sont de grands appendices latéraux qui élèvent le bateau au dessus de l'eau pour le faire filer à pleine vitesse, pouvant atteindre les 50 noeuds (environ 93km/h).

Outre Cammas et Caudrelier seront à bord Yann Riou, Erwan Israël, Morgan Lagravière et David Boileau. L'équipe est guidée à terre par le Néerlandais Marcel van Triest, qui avait été le routeur de Joyon.

"Cette fenêtre nous paraît meilleure que celle du 25 novembre. On regarde si les dépressions se déplacent, si les anticyclones seront haut ou bas. Mais est-ce qu'on sera dans le bon timing, pour l'instant il n'y a pas de certitude. Ca peut très bien passer comme moins bien, on n'est pas à l'abri d'un coup de chance quand même !", a dit Cammas.

Pour espérer battre le record, l'équipe doit être à l'Equateur en cinq jours et en douze jours au cap des Aiguilles (point de passage de l'océan Atlantique à l'océan indien).

"On est dans de bonnes probabilités d'entrer dans ces critères, au dessus de 75% je dirais. C'est mieux que la première tentative. Peut-être que ça se réalisera dans la vraie vie !", a souhaité Cammas.

Pour réussir, le bateau géant doit être de retour avant le 20 février à 2h03.

Le tout premier Trophée Jules Verne a été remporté par Bruno Peyron en 79 jours en 1993.

sc/smr