Trois questions sur l'accord de principe entre Veolia et Suez en vue d'un rapprochement

Raphaël Ebenstein
·1 min de lecture

La hache de guerre semble enterrée, après des mois de combat, tant médiatique que judiciaire. Suez et Veolia annoncent, lundi 12 avril, un accord de principe sur un rapprochement. Concrètement, Veolia va racheter une partie des activités de son concurrent dans le traitement de l'eau et des déchets. Il va devenir un peu plus encore un géant mondial, avec un chiffre d'affaires estimé de 37 milliards d'euros.

Cet accord est-il une surprise ?

Les deux groupes se sont férocement affrontés depuis l'été 2020. Cette annonce peut donc être surprenante car les positions des uns et des autres semblaient absolument inconciliables et diverses procédures, tant devant la justice qu'auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), étaient toujours en cours sans qu'on entrevoit un possible compromis.

Malgré tout, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise car en coulisses, tant les milieux patronaux français que le gouvernement plaidaient de longue date pour une solution à l’amiable. "Un tel désaccord n'était profitable à personne", résume un conseiller de Bruno Le Maire, ministre de l'Économie. D’ailleurs, le directeur général du Trésor en personne a joué un rôle d'intermédiaire ces derniers mois entre Suez et Veolia, quitte à mettre alternativement la pression sur l'un ou sur l'autre.

Que prévoit l'accord ?

Il prévoit le rachat complet de Suez par Veolia au prix de 20,50 euros par action. Un tarif supérieur à l'offre initiale de Veolia, il s’agissait d’une exigence des dirigeants de Suez. (...)

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