Trois policiers renvoyés en procès pour homicide involontaire après la mort d'un homme interpellé

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Ils auraient fait preuve de "négligences" et "maladresse" : trois policiers sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire après l'interpellation, avec une clé d'étranglement, qui a conduit à la mort d'Amadou Koumé en 2015 à Paris. Dans l'ordonnance de renvoi consultée par l'AFP, la juge d'instruction relève "le manque de discernement" des fonctionnaires qui l'ont maintenu au sol pendant plus de six minutes sur le ventre, mains menottées dans le dos, dans un bar près de la gare du Nord alors qu'il "ne présentait plus aucun danger pour autrui".

"Association d'une asphyxie mécanique lente et intoxication à la cocaïne"

Le décès de ce père de famille, alors manifestement sous l'emprise d'une crise psychotique, avait été constaté au commissariat où il avait été conduit, dans la nuit du 5 au 6 mars 2015. L'expertise médicale finale a conclu qu'Amadou Koumé, 33 ans, avait succombé à un "oedème pulmonaire" causé par "l'association d'une asphyxie mécanique lente et d'une intoxication à la cocaïne". Elle ajoutait que "le traumatisme cervical et laryngé" entraîné par une clé d'étranglement avait "participé à la survenue de cette asphyxie", également "favorisée" par son immobilisation au sol.

Selon l'ordonnance de renvoi rendue le 2 novembre, "le décès aurait pu avoir lieu sans imprégnation de cocaïne et du seul fait d'une asphyxie mécanique lente". Un premier équipage de policiers n'était pas parvenu à maîtriser Amadou Koumé, un homme de 1,90 m et 107 kg qui s...


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