Trois nouveaux sous-types de cancer du poumon découverts chez les non-fumeurs

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Le tabac est le premier facteur de risque des cancers du poumon

Si le tabac est le premier facteur de risque des cancers du poumon, la maladie peut aussi se déclarer chez les non-fumeurs. Des médecins américains ont cherché à mieux comprendre ses origines et dévoilent les résultats de leur étude.

Le cancer du poumon est très souvent associé au tabagisme. Et pour cause, le tabac est responsable de huit cancers du poumon sur dix, estime l’Institut national du cancer. D’autres facteurs environnementaux ou professionnels, comme l’exposition à l’amiante, au gaz d’échappement des moteurs diesel ou au radon, peuvent expliquer la survenue de la maladie. Mais parfois, le cancer du poumon se déclenche sans qu’aucun lien ne puisse être établi avec tous ces facteurs.

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Pour mieux comprendre ce phénomène, des médecins de l’Institut national du cancer de Bethesda, aux États-Unis, ont réalisé une analyse génomique des tissus pulmonaires cancéreux prélevés chez 232 personnes n'ayant jamais consommé de tabac. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans la revue Nature Genetics.

"Piano", "mezzo forte" et "forte"

Les chercheurs ont découvert trois sous-types de cancer du poumon, qu’ils ont classés selon le nombre de changements dans le génome. Les signatures mutationnelles identifiées ne correspondent pas à celles provoquées par le tabac ou le tabagisme passif, mais sont d'origines endogènes, c’est-à-dire qu’elles résultent du processus naturel de mutation ou du stress oxydatif que subissent les cellules de l’organisme.

Les trois sous-types ont été renommés "piano", "mezzo forte" et "forte". "Piano", majoritaire dans les échantillons analysés, a une croissance lente. "Mezzo forte", lui, présente une amplification de certains gènes qui croissent plus rapidement. Enfin, "fort" est caractérisé par la polyploïdie, c’est-à-dire que le génome entier des cellules cancéreuses est dupliqué au moins trois fois.

"Cette analyse montre qu'il y a une hétérogénéité, ou une diversité, dans les cancers pulmonaires chez ceux qui n'ont jamais fumé", explique le docteur Maria Teresa Landi, l’auteure principale de cette étude. Ces recherches sont importantes, car elles pourraient améliorer la prise en charge des cancers chez les non-fumeurs. En 2018, 46 363 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France, ce qui fait du cancer du poumon le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme et le troisième chez la femme.

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