"Pas une, mais trois maladies" : proposition d’un nouveau modèle de la maladie d’Alzheimer

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Remettant en cause la traditionnelle hypothèse amyloïde expliquant la maladie d’Alzheimer, un consortium de chercheurs propose un modèle probabiliste plutôt que déterministe de cette maladie.

La maladie d’Alzheimer est décrite par l’ (Inserm) comme résultant "d’une lente dégénérescence des neurones, débutant au niveau de l’hippocampe (une structure cérébrale essentielle pour la mémoire) puis s’étendant au reste du cerveau". Il s’agit de la première cause de démence chez les personnes âgées : d’après l’ (OMS), sur les 50 millions de personnes atteintes de démence, Alzheimer serait responsable dans 60 à 70% des cas.

Remise en cause d’un modèle en place : l’hypothèse amyloïde

Il est communément admis que cette maladie neurodégénérative serait due à une cascade presque inéluctable d’événements dans le cerveau : des dépôts de protéines amyloïdes formant des plaques qui sont elles-mêmes à l’origine de lésions cérébrales menant à une augmentation de protéines tau phosphorylées (c’est-à-dire avec un groupement phosphate ajouté à leur structure moléculaire initiale), qui contribuent à la dégradation de la structure des neurones en initiant un processus de dégénérescence neurofibrillaire à l’intérieur de ceux-ci.

Cette théorie, formulée pour la première fois en 1992 par , s’appelle l’hypothèse amyloïde. C’est sur elle que s’est basée la conception du premier médicament curatif contre la maladie d’Alzheimer, Aduhelm, approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) et mis sur le marché aux États-Unis en juin 2021. Sciences et Avenir l’expliquait dans un article sur les , Aduhelm vise à "dissoudre les agrégats de protéines bêta-amyloïdes, et ainsi à empêcher qu’ils ne s’accumulent au point de former les fameuses plaques séniles".

Or, comme l’explique Giovanni Frisoni, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE) et directeur du Centre de la mémoire des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), "si l’on considère la maladie d’Alzheimer comme une cascade séquentielle d’événements biologiques, (ce médicament) aurait dû se montrer beaucoup plus efficace". En effet, un "arrêt de la production de bêta-amyloïde par un médicament devrait logiquem[...]

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