Qui sont les trois gendarmes tués par un forcené dans le Puy-de-Dôme?

M.D.
·3 min de lecture
De gauche à droite : le brigadier Arno Mavel, l'adjudant Rémi Dupuis et le lieutenant Cyrille Morel, tués lors d'une intervention dans un hameau près de Saint-Just (Puy-de-Dôme), 23 décembre 2020. - Gendarmerie nationale
De gauche à droite : le brigadier Arno Mavel, l'adjudant Rémi Dupuis et le lieutenant Cyrille Morel, tués lors d'une intervention dans un hameau près de Saint-Just (Puy-de-Dôme), 23 décembre 2020. - Gendarmerie nationale

Ils sont salués comme des "héros" par Emmanuel Macron et par la classe politique, unanime après leur disparition. Trois gendarmes ont été tués par un forcené lors de leur intervention dans un hameau près de Saint-Just (Puy-de-Dôme). Ils étaient intervenus après un signalement de violences conjugales.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa ont dévoilé leur nom dans un communiqué publié tôt ce mercredi matin:

• Le brigadier Arno Mavel, 21 ans, est l'un des premiers à être intervenus pour venir en aide à la femme "victime des coups de son conjoint". Il a essuyé à ce moment-là les tirs du forcené.

• Le lieutenant Cyrille Morel, 45 ans, effectuait "une reconnaissance en direction de la maison" et a son tour été "pris sous le feu du forcené".

• L'adjudant Rémi Dupuis, 37 ans, était à ses côtés.

Les militaires appartenaient tous à la compagnie d'Ambert. Sur Facebook, la gendarmerie du Puy-de-Dôme a salué la mémoire de ces trois "camarades": "Nous tenons à rendre hommage à leur engagement de tous les jours et à leur courage et nous associons à leur famille en cette période qui aurait due être de fête", peut-on lire sur le message posté sur le réseau social.

Arno Mavel, le plus jeune

Selon les biographies fournies par le ministère des Armées, le brigadier Arno Mavel avait été engagé avec ses camarades du Peloton de surveillances et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) d'Ambert, afin de renforcer les militaires primo-intervenants.

Né à Montpellier, il avait suivi sa formation de gendarme adjoint volontaire agent de police judiciaire adjoint (GAV APJA) à l'école de Montluçon, dans l'Allier. Il avait rejoint le PSIG d'Ambert en juillet 2018 pour sa première affectation. Célibataire et sans enfant, il venait d'apprendre qu'il était admis au concours d'admission dans le corps des sous-officiers de gendarmerie.

Cyril Morel, bientôt commandant

Le lieutenant Cyril Morel avait rejoint la gendarmerie en novembre 1999. À l'issue de sa formation, il avait choisir de servir au sein de la dominante "sécurité publique générale" et avait été affecté à la brigade territoriale de Tuchan, dans l'Aude. Après avoir obtenu le diplôme d'Officier de police judiciaire six ans plus tard, ce Roannais d'origine a été muté dans le Puy-de-Dôme. Il y est resté dix ans avant d'être muté au sein de la brigade de proximité de Combronde, en qualité de commandant de brigade. Il a ensuite reçu le grade d'adjudant-chef.

Marié et père de deux enfants, il avait présenté le concours d'Officier de gendarmerie du rang (OGR) en 2017. Après avoir été formé à l'École des officiers de la gendarmerie nationale, il avait pris le commandement de la Communauté de brigades d'Ambert. Deux ans plus tard, il a accepté le poste de commandement en second de la compagnie d'Ambert. Il espérait ensuite obtenir le commandement d'une compagnie.

Rémi Dupuis, une carrière en gendarmerie mobile

L'adjudant Rémi Dupuis, originaire de Martigues dans les Bouches-du-Rhône, avait intégré la gendarmerie à l'été 2007. Formé à l'école de gendarmerie de Libourne, il avait entamé en 2008 sa carrière en gendarmerie mobile, au sein de l'escadron de Saint-Amand-Montrond. Il a effectué deux projections outre-mer, en Polynésie puis en Guyane.

Après quatre ans et demi en gendarmerie mobile, il avait rejoint la gendarmerie départementale en 2012. Sa première affectation s'est faite à la brigade de proximité d'Issoire, dans le Puy-de-Dôme, où il est resté jusqu'en novembre 2014. C'est à cette date qu'il a été affecté à la brigade d'Ambert. Rémi Dupuis était pacsé et père de deux enfants, dont un petit garçon qui aura bientôt 2 ans.

Article original publié sur BFMTV.com