Trois gendarmes tués : qui était le forcené "survivaliste" de Saint-Just ?

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Au lendemain du meurtre de trois gendarmes par un forcené, dans la commune de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, le profil du tueur se précise. Mercredi après-midi, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Éric Maillaud, a indiqué que "des centaines et des centaines de douilles" avaient été retrouvées et que le meurtrier était "parfaitement aguerri au fonctionnement des armes". Pour les habitants de Saint-Just, c'était un homme un peu taciturne, peu bavard mais sans histoires. Il était toujours habillé en treillis et en veste militaire, avec la réputation de posséder un certain nombre d'armes à feu.

"Le cliché du paranoïaque"

Ce qu'ont découvert les enquêteurs mercredi est beaucoup plus inquiétant : Frédérik Limol, 48 ans, pratiquait le tir sportif depuis de nombreuses années. Il était catholique très pratiquant, presque extrémiste, avec une tendance survivaliste, c'est-à-dire persuadé que la fin du monde était proche.

" Le survivalisme n'est pas du tout une idéologie réservée à quelques marginaux "

Lors de la conférence de presse organisée mercredi après-midi, le procureur de la République a expliqué que l'homme avait fait plusieurs stages au sein de la mouvance survivaliste, une idéologie en croissance. "On a souvent ce cliché du paranoïaque qui attend l'Armageddon dans son bunker avec une boîte de haricots, mais le survivalisme n'est pas du tout une idéologie réservée à quelques marginaux", analyse Paul Conge, journaliste à Marianne et auteur du livre Les Grands-rem...


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