Trois fois plus de particules fines dans le métro qu'en surface, un bien au-delà des seuils de l'OMS

Les réseaux de métro abritent un taux de particules fines bien supérieur aux seuils fixés par l'OMS. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande d'y améliorer la qualité de l'air et de mieux la mesurer.

L'Anses recommande de renforcer les actions pour améliorer la qualité de l'air dans les réseaux de métro - renouvellement des matériels, meilleure ventilation - et la mesurer, alors qu'elle est en moyenne trois fois plus chargée en particules fines qu'en surface et bien au delà des seuils fixés par l'OMS. L'Agence nationale de sécurité sanitaire avait été chargée en 2019 par les pouvoirs publics d'une étude sur la faisabilité d'élaborer des "valeurs guides de l'air intérieur" dans les "enceintes ferroviaires souterraines" (EFS). Sept agglomérations en France ont des réseaux souterrains: Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Rouen et Toulouse.

D'éventuels effets sanitaires

Le taux de particules dans l'air y est "en moyenne trois fois plus élevé que dans l'air extérieur urbain", en raison du frottement avec les voies, notamment au freinage. Les poussières sont en outre remises régulièrement en suspension dans l'air au passage des rames. Mais après avoir passé en revue les données disponibles, l'Anses estime ne pas pouvoir définir de telles "VGAI", basées uniquement sur des critères sanitaires, car "le corpus d'études épidémiologiques et toxicologiques spécifiques est trop limité pour pouvoir tirer des conclusions fermes sur d'éventuels effets sanitaires de l'exposition des usagers à la pollution de l'air des EFS".

Des passagers dans une rame à la station de métro Chatelet à Paris, le 17 décembre 2019 (AFP/Archives - Lionel BONAVENTURE)
Des passagers dans une rame à la station de métro Chatelet à Paris, le 17 décembre 2019 (AFP/Archives - Lionel BONAVENTURE)

Mais elle relève que les données existantes "suggèrent la possibilité" d'effets cardio-respiratoires. L'agence propose donc à la place de VGAI, des "indicateurs" de qualité de l'air, déterminés notamment en fonction des durées respectives des trajets sur les différents réseaux et qui "intègrent les expositions sur une journée dans différents environnements - à la maison, au travail et dans les transports". Le cumul de ces concentrations en particules devrait respecter les normes d'exposition fixées par une directive européenne de 200[...]

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