Trois combattants étrangers condamnés à mort dans les territoires séparatistes pro-russes

Ce sont les premières condamnations de combattants étrangers en Ukraine, qualifiés de mercenaires par la Russie. La Cour suprême de la république populaire autoproclamée de Donetsk a condamné à mort jeudi 9 juin deux Britanniques et un Marocain. Ils avaient plaidé coupables, disent les agences russes, lors de leur procès de trois jours. Ils ont désormais quatre semaines avant de plaider peut-être à nouveau leur cause.

Avec notre correspondante à Moscou, Anissa El Jabri

Le futur des deux Britanniques est considéré par les observateurs comme bien plus sombre. Ils combattaient dans l'usine symbole d'Azovstal, à Marioupol, tandis que le citoyen marocain a été fait prisonnier dans une des premières villes prises par la Russie, dans la région de Volnovakha.

Surtout, c'est avec Londres que les relations de Moscou sont dégradées de très longue date. Signe de l'enjeu, ces deux Britanniques - et eux seuls - étaient apparus à la télévision russe, en avril dernier, demandant à Boris Johnson de négocier leur libération. Londres n'a pas proposé de les échanger, une information du porte-parole du Kremlin, en réponse à une question lors de son point quotidien, la veille du jugement.

Ces cas pourraient bien se multiplier. Le dirigeant de la république séparatiste pro-russe de Donetsk avait annoncé le mois dernier son intention d'organiser des tribunaux pour les prisonniers. Cela sur le modèle, avait-il dit, de ceux de Nuremberg.

Une référence aux procès organisés après la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne, dans la droite ligne de la rhétorique du Kremlin et de son objectif affiché, « dénazifier » l'Ukraine.


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