Trois Américains blancs reconnus coupables du meurtre du joggeur afro-américain Ahmaud Arbery

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Travis McMichael, reconnu coupable du meurtre du joggeur noir Ahmaud Arbery, dans le tribunal de Brunswick, dans l'Etat américain de Géorgie, le 22 novembre 2021. - POOL © 2019 AFP
Travis McMichael, reconnu coupable du meurtre du joggeur noir Ahmaud Arbery, dans le tribunal de Brunswick, dans l'Etat américain de Géorgie, le 22 novembre 2021. - POOL © 2019 AFP

Trois Américains blancs ont été reconnus coupables ce mercredi du meurtre du joggeur afro-américain Ahmaud Arbery, qu'ils avaient poursuivi puis abattu en février 2020 en Géorgie.

Travis McMichael, l'auteur des coups de feu mortels, son père Gregory McMichael et leur voisin William Bryan, qui a participé à la poursuite, étaient jugés depuis plus d'un mois à Brunswick, dans cet État du sud des États-Unis, à la suite de ce drame qui avait alimenté les grandes manifestations antiracistes de l'été 2020 dans tout le pays.

Les douze jurés, dont un seul homme noir, ont délibéré pendant plus de onze heures pour parvenir à ce verdict unanime.

Pris en chasse durant son jogging

Le 23 février 2020, Ahmaud Arbery, 25 ans, faisait un jogging quand il avait été pris en chasse par les trois hommes. Le père et son fils, armés, étaient à bord du même pick-up, tandis que leur voisin les suivait avec son propre véhicule en filmant la scène. Après une altercation, le jeune McMichael avait ouvert le feu et tué le joggeur.

Les trois hommes avaient ensuite assuré l'avoir pris pour un cambrioleur actif dans les environs et avaient invoqué une loi de Géorgie autorisant de simples citoyens à procéder à des arrestations.

La justice locale a tenté d'étouffer l'affaire

Pendant près de trois mois, les services du procureur local, pour qui Gregory McMichael, un policier à la retraite, avait longtemps travaillé, n'avaient ordonné aucune interpellation. Il avait fallu la diffusion de la vidéo du drame, relayée massivement sur les réseaux sociaux début mai 2020 pour que l'enquête soit confiée à la police de l'État.

La dimension raciale de cette affaire, dans un Etat encore marqué par le racisme et la ségrégation, a longtemps été laissée de côté pendant le procès qui a duré plus d'un mois. Les trois accusés sont par ailleurs inculpés pour crime raciste par la justice fédérale et seront jugés une nouvelle fois en février.

Article original publié sur BFMTV.com

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