Trisomie 21 : une vie compliquée par le Covid-19

Avant la pandémie de coronavirus, les journées de Charles, âgé de six ans et atteint de la trisomie 21, étaient rythmées par l'école le matin, et des rendez-vous chez des spécialistes l'après-midi. Mais la crise sanitaire a mis un coup d'arrêt à toutes ces activités, pourtant essentielles au bien-être de Charles. "Il ne parle pas mais il nous fait vraiment comprendre les choses. Petit à petit, il est venu avec moi pour donner à manger aux chiens, alors qu'avant il ne le faisait pas. Comme s'il avait envie de sortir", témoigne Anaïs Playez, la sœur du petit garçon. Les activités laissent place à l'ennui "Un dimanche après-midi, après sa sieste, il m'a amené son sac d'école. Là, je me suis dit : 'alors là, quand même, ça lui manque beaucoup'", glisse Brigitte Playez, la mère de Charles. Chez Elliot, 24 ans, la vie ressemble point par point à celle de Charles. Pour lui aussi, les activités ont laissé place à l'ennui, au grand regret de ce féru de sport. Depuis le premier confinement, il ne peut plus s'adonner à sa passion.