Le triomphal "Un Américain à Paris" de retour au Châtelet : une délicieuse alchimie

Sophie Jouve

Un Américain à Paris a tous les ingrédients qui font un excellent Broadway show : une belle histoire d’amour (trois amis amoureux de la même jeune danseuse juive dans le Paris de la Libération), des chansons délicieuses qui restent en tête (I got the rythm…), de merveilleux costumes, et surtout de la danse, à vous donner des fourmis dans les jambes.


Des décors aériens

Sans parler des décors de Bob Crowley… Et curieusement, ils nous ont semblé encore plus féériques qu’à la création. Un parfait équilibre entre d'un côté les éblouissantes projections vidéo d’un Paris crayonné, avec un travail subtil sur les couleurs, et de l'autre, des éléments de décors (miroirs, quai de Seine, rayon de grand magasin), qui apparaissent ou disparaissent avec la même fluidité comme s'ils faisaient partie de la chorégraphie.

La reconstitution d'une salle de répétition de danse est de toute beauté avec ses miroirs qui virevoltent. On apprendra que les décors en dur ont été remplacés par cette version allégée pour faciliter la tournée. Le spectacle y gagne encore en magie et légèreté.


La part belle à la danse

Le chorégraphe et metteur en scène, Christopher Wheeldon, un des maîtres actuels de la comédie musicale new-yorkaise, impulse sur le plateau une formidable joie de vivre. Son travail fait la part belle à la danse, mêlant ballet classique et inspiration Broadway, avec de (...)

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