Trimestriel La Recherche : "La préhistoire revisitée", disponible chez les marchands de journaux et dans les librairies

LA RECHERCHE

"Le pouvoir d’être humain", c'est l'édito du nouveau trimestriel La Recherche, un magazine-livre disponible en kiosque et dans les librairies.

La visite des grottes ornées – ou de leurs très fidèles reproductions, comme celle de la grotte Cosquer, qui vient d’ouvrir à Marseille – est une expérience inoubliable. Que l’on contemple l’art pariétal de la grotte de Lascaux, qui remonte à environ 20.000 ans, ou les peintures de la grotte Chauvet – dont les premières, datées de 37.000 ans, font partie des plus anciennes au monde –, on est stupéfait par la maîtrise picturale des humains – des Homo sapiens, déjà – qui ont réalisé ces œuvres, ce qui fait dire à l’archéologue Carole Fritz qu’"il n’y a pas d’enfance de l’art" (lire p. 54).

Homo sapiens, la seule espèce d'Hominines qui demeure aujourd'hui

Homo sapiens... Alors qu’il y a 300.000 ans coexistaient sur Terre cinq ou six espèces d’Hominines, elle est la seule, désormais, à peupler la planète. "Ce remplacement de formes archaïques locales par une humanité que l’on appelle parfois “moderne” est certainement l’épisode le plus marquant de l’évolution humaine du dernier million d’années", expose le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin, qui détaille comment l’on comprend beaucoup mieux désormais, malgré la rareté des vestiges anciens, cette dynamique des populations (lire p. 29).

Au centre de ce renouvellement de la science préhistorique, des technologies qui permettent de retrouver et d’analyser les génomes anciens en reconstituant leur ADN à partir de fragments épars. Cette nouvelle science paléogénomique a d’abord révolutionné la paléontologie humaine en analysant l’ADN mitochondrial, moins fragile, révélant l’existence de lignées archaïques encore inconnues il y a quinze ans à peine, en particulier les Denisoviens (lire p. 24). Puis l’ADN nucléaire, celui qui se trouve dans le noyau des cellules, a pu commencer à être reconstitué, permettant d’établir des arbres de parentés témoignant de nouvelles histoires d’hybridations entre espèces anciennes. Aujourd’hui, c’est l’ADN de victimes de l’éruption de Pompéi qui vient d’être reconstitué à partir de fragments[...]

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