TRIBUNE. « Pour un vrai droit du travail en prison »

© AFP

Voici sa tribune : « En ce 1er mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs, les prisonniers ne pourront toujours pas s’associer aux revendications sociales. Privés des droits collectifs les plus fondamentaux – créer un syndicat, faire grève, être collectivement représentés ou simplement exprimer une parole collective –, ils se voient encore interdits, en 2022, de se constituer en acteurs du respect et de l’amélioration de leurs droits. Les sujets de revendications ne manquent pourtant pas.

« J’ai démissionné des ateliers, parce que j’en avais marre d’être sous-payée et de devoir faire des recours pour obtenir mon salaire. » Ce témoignage adressé à l’OIP n’est qu’une des nombreuses illustrations de l’arbitraire que subissent aujourd’hui les quelque 20 000 travailleurs détenus. Et la réforme du travail en prison qui entre en vigueur ce 1er mai ne change pas le paradigme qui prévalait jusqu’à aujourd’hui.

Certes, les nouvelles dispositions substituent à l’« acte d’engagement unilatéral » le « contrat d’emploi pénitentiaire » et encadrent les procédures de recrutement, de suspension et de rupture de la relation de travail, ou encore les durées minimale et maximale de travail, le temps de repos, les heures supplémentaires et les jours fériés. Les personnes détenues devraient également bénéficier de certains droits en matière de protection sociale, principal progrès – bien que partiel – de la réforme, à compter de 2023.

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La réforme qui entre en vigueur ce ...


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