TRIBUNE. « Sous un vernis de parité, le gouvernement reproduit les schémas patriarcaux »

© XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Si on gratte un peu sous le vernis de l’apparente parité au sein du gouvernement, on s’aperçoit très vite qu’elle n’est qu’une façade. Quelle est donc la médiocre recette pour arriver à décompter 21 hommes et 21 femmes en incluant Élisabeth Borne ? Prenez 5 femmes ministres de plein exercice à des fonctions non régaliennes, ajoutez 6 femmes ministres déléguées et n’oubliez surtout pas les 9 femmes secrétaires d’État. Touillez l’ensemble, en pensant très fort : « Pourvu que ça passe. » On trouve ainsi l’impeccable reproduction à l’échelle gouvernementale des obstacles auxquels se heurtent toujours les femmes dans le monde du travail.

Si, depuis 1946, il existe un principe constitutionnel selon lequel la loi garantit aux femmes dans tous les domaines des droits égaux à ceux des hommes, force est de constater que nous ne sommes toujours pas arrivés à une égalité effective. Au-delà des textes, la société actuelle reproduit les schémas machistes en ne plaçant pas les femmes à des postes où sont attendues audace, virilité, performance. Aucun destin biologique ne nous attache pourtant à devoir nous contenter des « sous-postes », des « postes-de-filles », bref : des miettes que le patriarcat daigne nous laisser. La nomination d’une femme Première ministre ne suffit pas à cacher la réalité de la situation.

 

"

On ne voudrait pas trop une maman-douce cheffe de la police, des militaires ou des juges ; mais bon, pourquoi ne pas leur donner les étudiants, les spectacles et les éoliennes ...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles