TRIBUNE. « Travail : comment réconcilier bonheur individuel et puissance collective ? »

Voici sa tribune : « Depuis un mois, le gouvernement peine à convaincre de l’utilité de sa réforme des retraites car elle n’est ni vraiment juste, ni vraiment ambitieuse. Il est même à parier que celle-ci laissera un goût amer aux Français, tant elle passe à côté d’une question fondamentale, celle de notre rapport au travail. Nos concitoyens sont, en effet, bien davantage en attente de réponses sur le sens et de la qualité de ce dernier que de débats purement comptables.

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Dans le monde post-Covid, tous les Français sont concernés, et ce quels que soient leurs métiers. Que ceux-ci soient de première ligne ou télétravaillables, qu’ils soient de la tête, de la main ou du cœur selon la belle formule de David Goodhart. En 2007, avec succès, le slogan « travailler plus pour gagner plus » rompait avec le traumatisme des 35 heures et le chômage de masse. Quinze ans plus tard, il ne fonctionnerait plus. Seulement 24 % des Français estiment le travail important, contre 60 % il y a 30 ans. 58 % l'envisagent même uniquement comme une contrainte nécessaire pour subvenir à leurs besoins.

Le travail apparaît comme une solution à l’aspiration légitime de nos concitoyens au mieux vivre et au bien-être

François Durovray

Ces chiffres ne manquent pas d’interroger. Surtout, dans un contexte économique et social où le travail se révèle, plus que jamais, nécessaire pour relever et finance...


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