TRIBUNE. Thomas Friang : « La sobriété fait partie de l’ADN de l’homo ecologicus »

© Adrien THIBAULT

La COP 27 réunie à Charm-el-Cheikh sous présidence égyptienne n’en finit pas. Malgré le signal politique envoyé par les leaders du G20 réunis cette semaine à Bali, les négociations peinent à aboutir. Serait-ce parce que les circonstances géopolitiques, et la guerre en Ukraine, se sont largement invitées à la table du G20 avec une intervention remarquée du président Zelensky ?

On peut en douter. Le Sommet a abouti à un communiqué (ce qui aurait pu ne pas se produire). Celui-ci rappelle sans hésitation les objectifs de l’Accord de Paris et permet donc de faire retomber la pression sur un point de tension qui agitait les négociations en Égypte comme l’an dernier en Écosse (faut-il maintenir l’objectif de réchauffement maximal de +2°C ?).

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Mieux encore, le G20 a rappelé la différence fondamentale qu’il y a entre un réchauffement de +1,5°C (qui est déjà une certitude en réalité vu les trajectoires actuelles) et une augmentation de la température moyenne de +2°C. Et pour cause, chaque centième de degré compte car il produira des catastrophes climatiques et accroîtra donc les tensions géopolitiques gravissimes qui en découlent immédiatement.

Alors quel rapport avec le thème « Inventer la sobriété » me direz-vous ? Ce sujet est le cœur du problème ! C’est pour cela que l’Institut Open Diplomacy et l’INSA Lyon, qui co-organisaient la 5e étape régionale des Rencontres du Développement Durable en partenariat avec le JDD ce ven...


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