TRIBUNE. Séparatisme et instruction à domicile : ne sacrifions pas nos libertés

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La tribune : "Depuis la semaine dernière, l'Assemblée nationale débat des mesures qu'il convient d'adopter pour lutter contre le séparatisme dans notre pays. Au lieu de quoi, c'est à une remise en cause de nos libertés que nous assistons. La France vit sous une menace terroriste islamiste particulièrement vive. Menace endogène puisque ceux qui la portent naissent, grandissent, vivent et frappent sur notre territoire. Indéniablement, face à cela, il nous faut plus que jamais proclamer et défendre nos libertés. Car c'est pour elles que plus de 300 victimes sont tombées, assassinées par des terroristes islamistes.

Bien loin de cela, le gouvernement vient les remettre en question ; notamment celle, fondamentale, d'instruire. Ce n'est pas le moindre des paradoxes s'agissant d'un projet de loi qui a pour titre le respect des principes de la République.

Pourquoi en sommes-nous arrivés là? En octobre dernier, aux Mureaux, le président de la République désigne l'instruction en famille comme cause de tous nos maux et assume 'changer de paradigme' pour s'attaquer au séparatisme islamiste. Dans le même discours, il cible aussi les enfants déscolarisés et les écoles clandestines. Voilà les vraies sources du problème : des milliers d'enfants échappent aux radars de l'Education nationale par défaut de suivi et de contrôle de nos institutions. Mais de cela, le projet de loi ne dit mot! Le texte préfère se limiter à un mode d'instruction qui ne touche que 60.000 familles en France, sur leque...


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