TRIBUNE. Le sénateur Rémi Cardon : « Le PS est mort, mais pas le socialisme »

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Le score calamiteux de sa candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo, et l’alliance conclue avec La France insoumise posent la question de la survie du Parti socialiste . Là où le président du think tank macroniste Démocratie Vivante, Dominique Villemot, juge que « l’accord PS-LFI enterre le socialisme français » , le sénateur PS de la Somme Rémi Cardon soutient le contraire, à condition de « repartir au combat », d’aller « expliquer à quoi sert le socialisme, comment il peut améliorer la vie des gens ». Voici sa tribune.

Le 6 mai 2012, j’avais 18 ans et je votais François Hollande pour la première fois : j’ai vraiment cru à la renaissance de la gauche. Dix années ont passé, j’ai 28 ans et j’observe, impuissant, l’effondrement du Parti socialiste. « Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » : telle pourrait être la chanson iconique des déçus du socialisme français.

Depuis, beaucoup ont fait le choix de la résignation, en dépit souvent de longues années d’obstination à se battre. Je les comprends. D’autres ont fait le choix de s’accrocher coûte que coûte, même quand tout leur disait d’arrêter. Je les comprends aussi. D’autres, enfin, ont fait le choix de rester sans adapter le logiciel aux nouvelles revendications. Je le regrette.

Aujourd’hui, ceux qui croient encore que les valeurs social-démocrates doivent continuer de vivre ont conscience que le PS, tel qu’il a été, est mort. Je suis convaincu, en revanche, que le socialisme, lui, ne l’es...


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