TRIBUNE. Retraite complémentaire Agirc-Arrco : « Pourquoi casser un élément majeur du pacte social ? »

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Voici leur tribune : « Malgré la volonté du Parlement et des partenaires sociaux, le 49.3 nous prive d’un débat qui nous concerne tous, quelle que soit notre sensibilité politique : la capacité des représentants des salariés et des entreprises, et plus globalement des corps intermédiaires à porter dans la durée une part du bien commun de notre pays. En effet, au-delà de son opacité technique, le transfert voulu par le Gouvernement du recouvrement des cotisations Agirc-Arrco aux Urssaf – soit celles des retraites complémentaires de tous les salariés du privé – est un nouveau pas vers l’étatisation de la protection sociale.

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L’État se donne les moyens de s’accaparer le patrimoine de plus de 50 millions de Français et 2 millions d’entreprises

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En prenant la main sur 90 milliards d’euros de cotisations de l’Agirc-Arrco, l’Etat se donne les moyens de s’accaparer le patrimoine de plus de 50 millions de Français et 2 millions d’entreprises. Il fait ainsi le choix de la facilité face au déficit persistant des comptes sociaux, en démantelant et en se servant de fait dans les caisses d’un régime pourtant bien géré.

Lire notre antisèche - Qu’est-ce que l’Agirc-Arrco ?

Depuis 75 ans, les représentants des entreprises et des salariés gèrent, dans le cadre d’un dialogue social constant et efficace, l’Agirc-Arrco qui est un élément majeur du pacte social.

Depuis 75 ans, l’Agirc-Arrco a toujours été à l’équilibre, sans un euro de dette et dispose de plus de 60 milliards de réserves qui contr...


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